Peter Sellers

Blog de ctpatant :WE'LL MEET AGAIN..., Peter Sellers

Extrèmement célèbre en Angleterre ( Il est né à Portsmouth en 1925), il est comme bien des acteurs britanniques à la fois connu et trop méconnu en France. Comme beaucoup, je l'ai d'abord découvert à la télévision vers la fin des années 70, lorsqu'étaient régulièrement diffusés les 5 opus de " La Panthère Rose" ( Je dis 5, car le 6ème : " À la recherche de la Panthère Rose" fut réalisé après sa mort et composé essentiellement de "chutes" dont Blake Edwards, le réalisateur, ne s'était pas servi en 1976 pour " Pink Panther Strikes again" ( Quand la Panthère Rose s'en mêle)....

À l'époque, ( je devais avoir 10/11 ans) bien sûr ces films m'avaient amusée...Cependant, je n'avais certainement pas encore atteint la maturité nécessaire pour véritablement apprécier l'étendue extraordinaire du registre comique de P Sellers dans sa composition à la fois hilarante et pathétique de cet inspecteur de police on ne peut plus français: Jacques Clouseau!!

C'est bien plus tard, en revisionnant ces films, ( bien sûr édités et réédités en DVD) que j'ai savouré avec délice les "thèmes et variations" de l'humour britannique dans toute sa splendeur, allié au génie créatif et à cette science de l'absurde que Blake Edwards possédait au plus haut degré!

Un autre chef d'oeuvre illustrant à merveille leur collaboration délirante, et qui s'étale sur deux décénies ( de 1964 à 1976) fut bien évidemment : " The Party"où Sellers interprète un acteur indou, relégué à la figuration, et qui se retrouve par mégarde à semer le désordre absolu au sein d'une soirée du "tout Hollywood mondain"!!...

Les Français connaissent aussi son interprétation exceptionnelle des trois personnages clé de "Dr Strangelove" (ou Folamour) réalisé par Kubrick en 1964, ainsi que sa quasi dernière composition : Le jardinier simple d'esprit qui finira adulé par la classe politique américaine toute entière dans "Being There"  ("Bienvenue Mr Chance") de Hal Ashby -1979.

Pour ma part, c'est après la découverte de "Being There" , que l'on peut considérer comme le film "testament" de P Sellers, tant il s'est battu lui-même pour l'aboutissement de ce projet ( c'était au départ le roman d'un écrivain polonais: Jerzy Kosinski) que j'ai eu envie de mieux connaître cet acteur "caméléon" comme le surnommaient certains, et qui a souffert des années durant d'être trop souvent cantonné aux rôles de "bouffon"... Il en souffrait à tord, car chacun sait que les plus grands comiques , par cette grâce exceptionnelle qu'ils ont de faire rire de tout, sont bien souvent les premiers à réinventer les voies (voix) du Tragique et à distiller l'émotion mieux que quiconque dès qu'ils ont la chance d'interpréter un caractère aux tonalités plus graves.

Au travers d'autres films peu connus de P Sellers ( je citerai "Hoffman" - Alvin Rakoff- 1970 ou encore "Waltz of the Toreadors" John Guillermin 1962 ) C'est au clown tragique ou subtilement mélancolique de chacun d'entre nous que Peter Sellers nous renvoie avec distinction, et toute la majesté pudique du "bouffon tragique" qui est l'apanage des plus grands.

mardi 03 février 2009 12:22 , dans Peter Sellers


Peter Sellers ( repères filmographiques)


Quelques repères dans sa filmographie.

La carrière cinématographique de Peter Sellers débute en 1950, mais c'est en 1955 qu'il se fait véritablement remarquer avec le personnage de Harry qu'il interprète auprès d'Alec Guiness ( qu'il admirait énormément) dans "The Ladykillers" (Tueurs de Dames) d'Alexander Mackendrick.

1959: "I'am All Right Jack" pour lequel il obtient un Golden Globe Award du cinéma britannique, et qui lui vaut d'être vraiment reconnu par ses pairs mais aussi d'être repéré à la fois par Stanley Kubrick ( " Lolita", "Dr Strangelove") et Blake Edwards qui cherche à remplacer Peter Ustinov, initialement prévu pour le rôle de l'Inspecteur Clouseau dans le projet  " La Panthère Rose" ...

En 1960 c'est " The Milionairess" qu'il tourne aux côtés de la déjà très très connue: Sophia Loren... pour l'anecdote, mais une anecdote d'importance, puisqu'elle sera à l'origine du premier divorce de l'acteur ( il s'est marié 4 fois... ) Peter Sellers qui avait parfois bien du mal à distinguer fiction de réalité, s'éprend réellement de sa partenaire au point de s'imaginer que cet amour est réciproque et de quitter femme et enfants pour les beaux yeux de l'actrice italienne! Cette dernière finira par l'éconduire, le plus aimablement possible, non sans avoir accepter auparavant d'enregistrer deux ou trois titres de chansons humoristiques avec lui dont le célèbre " Goodness Gracious Me"...

 Véritablement blessé et déçu par cet échec sentimental, Peter Sellers accepte de rencontrer Blake Edwards, et se rend à Rome où le film doit se tourner dans les Studios de Cinecitta...

Lors de la sortie du premier opus, en 1963, l'acteur fait tellement sensation auprès du public, qu'il vole littéralement la vedette à la première star du film: David Niven... et c'est ainsi que Blake Edwards, non sans mal, réussira à convaincre Peter Sellers de la nécessité d'imaginer la suite ( ou plutôt "les suites") des mésaventures de l'inspecteur Clouseau...

1964: " A shot in the Dark" ( c'est la panthère n° 2)

1965; "What's new Pussycat" et son hilarant Dr Fritz Fassbender

1966: " After The Fox" (  " Le Renard S'évade à trois heures") ou les mésaventures surréalistes d'un petit truand italien qui pour favoriser le cambriolage du siècle, fait croire à la population en liesse d'un petit village qu'il est un grand réalisateur, venu tourner un film au fin fond de l'Italie du Sud.... ( un film très amusant, réalisé par Vittorio De Sica)

1967 : " Casiono Royale" réalisé par John Huston où il joue Evelyn Tremble, métamorphosé en 007

1968: " The Party" et son célèbre: Hrundi V. Bakshi

la même année: le délirantissime " I love you Alice B Toklas!" que je recommande à tous les nostalgiques de la période Hippie...

1970, c'est Hoffman (le nom du personnage qu'il interprète aux côtés de la jeune Sinead Cuzack) qui lui vaut d'interpréter un être complexe, énigmatique, tout à la fois ignoble et attendrissant, et aux très étranges allures de "double", bien qu'il ait toujours prétendu qu'il ne "savait ni qui, ni "quoi" il était" et qu'il était tout bonnement incapable de "jouer son propre personnage"...

Benjamin Hoffman, par l'extrème mélancolie qui l'habite est cependant comme un cousin éloigné de Sellers, lorsqu'on sait combien l'acteur lui-même étaient si souvent en proie à des crises maniaco-dépressives, mettant parfois en péril tel ou tel tournage, et se faisant aussi hair de ceux et celles qui travaillaient avec lui... C'est, à mon sens, l'une des plus belles partition de toute sa carrière, et ce bien avant Mr Chance, le jardinier.

En 1970, une comédie américaine dans la plus pure tradition du genre, et qui se laisse encore malicieusement déguster: " There's a girl in my soup" , aux côtés de Goldie Hawn

1975: " The Return of the Pink Panther"

1976: " Murder by Death" et " The Pink Panther Strikes again"

1979: " The Prisoner of Zenda"... et bien sûr " Being There"

en 1980, et peu de temps après sa mort, sortira " Le Diabolique Complot du Dr Fu Manchu", le dernier film tourné par P Sellers, et qui fut à juste titre un échec total! ( à éviter tant c'est pathétique!)

Cette liste est bien évidemment incomplète... pour une filmographie intégrale de Peter Sellers, je vous engage à visualiser la page qui lui est consacrée sur le site américain: IMDB

En illustration sonore: un extrait de "Waltz of the toreadors" qui renvoie à merveille, par ces accents de valse triste, à la très belle biographie écrite par Roger Lewis " The Life and Death of Peter Sellers"...

Cette biographie, malheureusement uniquement disponible en anglais, a fait l'objet en 2004 d'un film tout à fait interessant sur la vie et l'oeuvre de l'Acteur. Ce film est connu en français sous le titre " Moi, Peter Sellers" et c'est le grand acteur Geoffrey Rush qui en est le principal interprète, absolument remarquable sous les traits de son modèle.




mardi 03 février 2009 13:52 , dans Peter Sellers


Peter Sellers/A shot in the dark (extrait vidéo 1)

A Shot in the dark : Blake Edwards ( 1964)

" I Believe Everything, And I believe Nothing"

Il s'agit du second volet dans la désormais célèbre saga de " La Panthère Rose"

ici, pas de diamant volé, encore moins de "Fantôme" ( c'est le surnom que se donne dans le premier film, et d'autres qui suivront, le voleur que poursuit inlassablement Clouseau) mais une sombre histoire de meurtre perpétré dans un manoir aux allures "Agatha Christienne", qui se situe néanmoins en France, dans une campagne florissante aux environs de la Capitale...

Le manoir appartient à un milliardaire anglais, Mr Balloon.... interprété par Georges Saunders (autre très grand acteur britannique) et le pauvre Clouseau se voit confier une enquête des plus farfelues, au cours de laquelle, entre autres déboires, il risque fort de tomber amoureux de la principale suspecte... Pour son chef, le "diabolique" commissaire Dreyfus... c'est le début d'une descente aux enfers vers des troubles psychiatriques de plus en plus inquiétants et qui se poursuivront bien entendu dans les autres volets de la Saga.... dans cet extrait: les grands principes de la "méthode-Clouseau"!...

mardi 03 février 2009 15:13 , dans Peter Sellers


A shot in The Dark (extrait 2)

"Have you a Licence?!!"

C'est le leitmotiv de ce film délirant lorsqu'à chacune des tentatives louffoques de Clouseau/déguisé pour parvenir à innocenter la très charmante suspecte, un car de Police le ramène systématiquement au bercail!.... ruinant du même coup tous ses efforts pour mener à bien son enquête!...

mardi 03 février 2009 16:21 , dans Peter Sellers


interview 1974

Voici un extrait d'un interview (disponible intégralement sur Youtube et divisé en 4 vidéos) où Peter Sellers évoque la période où il était l'une des vedettes, avec deux autres joyeux compères,( Spyke Milligan et Harry Secombe)  d'une émission radiophonique diffusée sur la BBC,  et qui consistait à enchaîner quantité d'impriovisations et de shetchs délirants, tout en créant divers personnages types, tous reconnaissables immédiatement à une voix extrèmement particulière!Cette équipe d'amuseurs radiophoniques eut un succès gigantesque en Angleterre jusqu'àu début des années soixante, et était plus connue sous le nom de "The Goons" (ou "The Goon Show"). Il était très courrant que Peter Sellers, qui possédait des dons étonnants de "transformiste vocal", s'amusât à créer plusieurs personnages à la fois au cours d'un même sketch, et ceci avec une aisance et une habileté déconcertantes comme en témoigne cet extrait où, en un rien de temps, il nous donne un aperçu des plus convaincant de l'étendue de son répertoire. Il rapporte aussi une anecdote désopilante, qui lui fut d'abord racontée par son collègue Peter O Toole à propos du tournage épique de "Lawrence d'Arabie" lorsque le grand Alec Guiness, bien connu de ses partenaires pour ne jamais perdre son sérieux en toutes circonstances, fut victime d'un fou rire mémorable lors d'une scène cruciale du film... On a l'impression d'y être tant Sellers imite avec maestria et Guiness et O Toole et Antony Quaile etc....

vendredi 06 février 2009 10:45 , dans Peter Sellers


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